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Ces derniers mois, et en particulier, ces dernières semaines ont été marqués par des événements assez déstabilisateurs pour les économies mondiales. A la crise en Ukraine et à l’embargo mené envers et par la Russie, ont succédé divers événements forts : les prix du pétrole sont en constante régression depuis plus d’un an, au point où ils ont maintenant atteint les cours planchers de 2009 ; la difficulté de résoudre la crise grecque, associé au fait que le FMI est maintenant en désaccord avec les instances européennes sur les mesures à prendre, et pour finir, la dévaluation du Yuan.
L’effondrement de la bourse de Shanghai, qui a perdu 30% en trois semaines, a été à l’origine de ce dernier événement, la dévaluation à répétition du taux de change du yuan. Il convient quand même de préciser, comme l’a rappelé le FMI, que le yuan n’est pas sous-évalué, même après sa baisse récente. Et les plus attentifs se souviendront que cela fait de nombreuses années que les USA se plaignent que l’accroche du yuan au dollar est complètement irréaliste et demandaient l’arrêt ou du moins l’assouplissement de cette politique.
Outre les événements subits par la bourse de Shanghai, le ralentissement global de la croissance chinoise et les bons résultats de la reprise américaine (un peu miné par les résultats de Wal-Mart cette semaine, il est vrai), sont d’autres raisons qui concourent à cette nouvelle politique de change assez agressive de la part de la Chine.
L’Asie émergente est également impactée par cette situation. Avec ce qui ressemble à l’entrée de la Chine dans une ère de changes flottants, c’est toute cette région d’Asie qui en subit l’impact. Le dollar de Taiwan, le won coréen, le dollar de Singapour et le ringgit malais sont les plus susceptibles d’être pénalisées par les mesures chinoises et de grands analystes locaux ont déjà revu à la baisse les perspectives de croissance des pays concernés. Plus loin, certains imaginent déjà un risque de chute pour d’autres devises émergentes, du real brésilien à la roupie indonésienne. Et il est à craindre qu’à un certain point les autorités américaines, dont les produits d’exportation se voient pénalisés, s’inquiètent de la revalorisation du dollar par rapport au yuan et imaginent de possibles mesures de rétorsion en matière commerciale.
Au final, nous voilà donc dans une situation complexe bien difficile non seulement à analyser clairement mais dont il est également bien malaisé d’anticiper les développements. Au niveau des traders, toutes ces fluctuations monétaires ouvrent bien des possibilités de coups et causeront sans doute aussi bien des pertes que des gains impressionnants. Pour ceux qui se sentent l’âme d’un spéculateur, il y a là des risques à prendre… Pour les autres, on ne saurait trop conseiller la prudence et le repli vers de classiques comptes-épargne ou vers des comptes-titres stables.
Plusieurs banques permettent désormais de gérer son portefeuille de titres soi-même, en particulier les banque proches du monde de la finance comme Boursorama et Fortuneo. Mais elles ne sont plus les seules et des acteurs financiers comme ING Direct et BforBank oont également des offres de placements en ligne polyvalentes. Et pour les plus prudents, on peut déjà leur conseiller la lecture de notre page Compte Epargne qui leur permettra de comparer les différents produits d’épargne accessibles à tout un chacun.