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Alors qu’Orange Bank va prochainement arriver sur le marché de la banque en ligne, ce secteur était censé révolutionner le monde de la banque. Pourtant, leur progression sur le service financier est lente et leurs gains financiers sont timides.
Les analystes, à la fin des années 90, voyaient poindre la fin des banques traditionnelles avec l’émergence de ces nouveaux établissements financiers : ING Direct, Boursorama banque, Fortuneo et BforBank, pour ne citer qu’eux.
Toutefois, les banques classiques se sont adaptées (elles ne se limitent plus à ouvrir un compte) en modernisant leurs pratiques et leurs offres orientées vers la valeur ajoutée communiquée au client.
Après 20 ans d’existence en France, le marché de la banque en ligne représente seulement 10 % du secteur.
Les dernières banques en ligne entrées sur le marché ont revu leurs prévisions à la baisse. En raison de la chute des taux de crédit, ces établissements ont été obligés de raboter leurs marges et de compenser par le volume. Cependant, dans cette recherche de volume, on s’aperçoit que les clients ne sont pas si friands que cela de changement. D’une part, les banques traditionnelles ayant développé leurs gammes de services sur leur site Internet, les clients voient moins d’avantages à changer d’établissement bancaire. D’autre part, les nouveautés technologiques apparues dans le paysage bancaire (finance participative, agrégation de compte, trading) n’attirent pas forcément les clients des banques classiques.
Les banques en ligne ont du mal à se défaire de l’image d’une clientèle jeune, branchée et à l’aise financièrement, non représentative de la moyenne nationale.
C’est pourquoi elles partent à l’assaut des prix et entament un marathon de l’innovation pour se démarquer.
L’atout des nouvelles banques est l’informatique qui leur permet de se libérer du joug de certaines obligations techniques auxquelles leur maison mère est astreinte. Leur structure, plus performante et plus efficace, leur permet d’être moins onéreuse que leurs consœurs ce qui leur offre l’opportunité d’enrichir leur palette de produits jusqu’à se diriger vers le secteur de l’assurance (hormis l’assurance vie), plus rentable.
On peut penser, qu’à l’avenir, la bancarisation des clients nés avec Internet entrainera l’obligation pour les banques traditionnelles de proposer la gratuité de certains produits financiers, ce qu’elles ne peuvent faire actuellement.